Éclairage Commerce extérieur du Maroc : intimes convictions Publié le : 20 novembre 2013 – Nabil Adel, LE MATIN Réagir 22 ocoogIe+0 0 1 Par Nabil Adel M. Adel est cadre dirigeant d’assurances, consultant et professeur d’économie, de stratégie et de finance. nabilade174@gmail. com www. nabilade174. wordpress. com Avant d’étudier notre commerce extérieur, commençons par balayer quelques idées reçues sur les échanges internationaux. Un solde commercial positif n’a jamais été synonyme de performance. De mê n’équivaut pas à de tout simplement que ‘gé. ue les États-Unis on a première est struc ors to nextÇEge échanges doxa signifierait ce économique et e. Et pour cause, et les seconds dégagent un déficit chronique de leur balance commerciale LJn excédent permanent des échanges extérieurs peut même conduire à une asphyxie de l’économie, en cas de ralentissement de la demande mondiale, par une accumulation des liquidités et une absence des débouchés. À la question de savoir si un déficit de la balance commerciale est «bon» ou «mauvals», aucun économiste sérieux ne se hasarderait à trancher, tant les facteurs entrant en jeu dans une telle ppréciation sont importants.
En vue d’évaluer la performance du commerce extérieur d’une nation, nous proposons une grille de lecture en quatre étapes ; les deux premières con Swlpe to vlew next page consacrées aux échanges et les deux autres au solde commercial. Importance des échanges Le premier critère d’analyse des échanges extérieurs dun pays est sa part dans le commerce international, le deuxième est le taux d’ouverture de son économie (moyenne des importations et des exportations rapportée au PIB) et le troisième est le solde de sa balance commerciale par rapport au PIB.
Nature des échanges La nature des échanges s’analyse autour de quatre points. Elle permet d’éclairer sur la stratégie d’un pays et ses résultats en matière de commerce international . Diversification, à travers l’étude de la place qu’occupe un prodult ou un groupe limité de produits dans la structure des échanges commerciaux du pays ; et fanalyse de l’impact de la variation des prix et des quantités de ce produit ou de ce groupe de produits sur le solde de la balance commerciale (excédent ou déficit). ?quilibre, par l’analyse de la dépendance vis-à-vis d’un pays ou ‘un groupe de pays, notamment sur les produits sensibles (alimentaires, énergétiques et militaires). Indépendance, en étudiant la balance des produits sensible et son évolution dans le temps. Puissance, via l’étude de la place qu’occupe l’exportation des produits manufacturés dans le commerce international du pays, et notamment les biens d’équipement. Notons qu’un déficit dû à une forte importation des biens d’équipement peut être bénéfique, s’il permet de jeter les bases d’une solide croissance future.
En revanche, s’il résulte de l’importation des biens de co ases d’une solide croissance future. En revanche, s’il résulte de l’importation des biens de consommation, il peut certes doper la croissance à court terme, mais devient néfaste à long terme, car il épuise les réserves de changes du pays sans offrir des perspectives de substitution. Caractère du déficit Cette analyse s’intéresse à la persistance des déficits commerciaux et à leur évolution dans le temps, à travers une étude des tendances.
Sommes-nous en présence d’un déficit chronique qui peut cacher de véritables problèmes structurels e compétitivité ou d’un accident de parcours lié à une mauvaise conjoncture (renchérissement des prix d’un produit importé ou fléchissement des prix d’un prodult exporté ou les deux) ? Le déficit est-il en voie d’être corrigé ou au contraire a-t-il tendance à se creuser ? Couverture du déficit Un déficit de la balance commerciale est couvert par des flux de capitaux en provenance de l’étranger sous forme d’investissement ou d’endettement.
Là également, l’analyste doit faire preuve de nuance. Si le déficit est couvert par des investissements étrangers, ela signifie que féconomie est attractive et que le cllmat des affaires y est sain. Ainsi, les États-Unis arrivent à couvrir une part significative du déficit chronique de leur balance commerciale grâce à un afflux massif des capitaux du monde entier, signe de vigueur et de bonne tenue de l’économie américaine, en dépit de quelques passages à vide. En cas d’insuffisance de ces flux, le pays doit recourir, pour le financ passages à vide.
En cas d’insuffisance de ces flux, le pays doit recourir, pour le financement de son déficit commercial, aux crédits sur les archés internationaux. Dans ce cas, l’endettement n’est «mauvais» que si le taux de rentabilité des projets financés est inférieur au taux d’intérêt auquel le pays s’est endetté. Dans le cas inverse, les projets généreront des flux suffisants pour honorer le service de la dette et dégager un surplus qui viendra alimenter la croissance économique et améliorer le solde des échanges quand il s’agit d’activités exportatrices. Qu’en est-il du Maroc ?
L’analyse de la balance commerciale du Maroc permet de dégager les enseignements suivants : ?? En termes d’importance, le pays demeure de taille fort modeste dans le commerce international avec une part de dans les exportations mondiales en 2011, le classant parmi les pays ? faible niveau d’échanges internationaux. • L’économie marocaine est de plus en plus tournée vers l’extérieur avec un taux d’ouverture en constante progression (45,2% en 2012 contre en 2005), même s’il reste inférieur ? • Le solde des échanges de marchandises est structurellement déficitaire (-24,1% du PIB en 2012) et en forte détérioration en 2005).
Il s’explique d’abord par le manque de ompétitivité de l’économie marocaine, l’importation de produits de consommation pouvant être fabriqués localement et même exportés, le renchérissement des prix des produits énergétiques et le recul des exportations des phosphates et dérivés. PAGF des prix des produits énergétiques et le recul des exportations des phosphates et dérivés. La balance des services est, quant à elle, excédentaire (5,5% du PIB en 2012), mais en recul en 2005). ?? Le Maroc demeure très dépendant des produits énergétiques et des céréales importés, même si leur part relatif a fortement aissé des importations en 2012 contre en 2005). • Les exportations marocaines sont assez diversifiées avec de l’export au titre de l’année 2012 en produits manufacturés et en services (incluant les recettes de tourisme). • Pour l’année 2012, la couverture du déficit commercial a été réalisée par l’excédent de la balance des services, les transferts des MRE et les investissements étrangers ; le financement par la dette extérieure intervenant à hauteur de 33 milliards de dirhams.
Cette configuration est restée quasi inchangée en 2013. Les réserves de changes connaissent une forte attrition depuis 2007, sous l’effet du poids de la facture énergétique, du recul des exportations des phosphates (-17,9% à fin août 2013) et de l’incapacité de l’industrie et de l’agriculture marocaines de prendre le relais des sources historiques d’entrée de devises. – See more at: http://www. lematin. ma/supplement/economie /addltifs-alimentaires_omnipresents-dans-notre-quotidienmais -mefions-nous-des-exces-/eclairage_commerce-exterieur-du -maroc–intimes-convictions/191 552. htm #sthash. HbCnFQZr. dpuf
