Rousseau François EXPOSE CONCOURS La répression de la Résistance par les autorités d’occupation et le régime de Vichy Sommaire -Introduction or20 Sni* to View -l) Contexte et chronologie de la répression de la Résistance -1) Contexte au sein de la Seconde Guerre Mondiale -2) Formation de la Résistance et début de la Répression -3) Radicalisation de la Répression à partir de 1941 puis de 1944 -Il) La Répression de la Résistance par les autorités d’Occupation -1) Les objectifs de la répression par l’occupant allemand -2) Les organes de répression de l’occupant allemand 3) Les formes de répression par l’occupant allemand mobilisés, mais ne se battent pas et restent derrière la ligne Maginot, véritable muraille défensive. En fait, l’armée française n’a pas les moyens d’une offensive, et veut gagner du temps. La population, encore traumatisée par la première Guerre Mondlale approuve cette attitude. Vainqueur en Pologne, Hitler poursuit son entreprise : il occupe le Danemark, et la Norvège, puis envahit la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. Le 10 mai 1940, l’armée allemande se décide à attaquer la France en passant par les Ardennes. Pris par surprise, les défenses rançaises sont balayées en moins de 6 semaines et les allemands occupent la partie nord.
Cette guerre-éclair appelé Blitzkrieg fait 92000 morts parmi les soldats français. Le gouvernement français est divisé sur l’attitude à adopter : certains comme le président du conseil Paul Reynaud ou le général de Gaulle, alors sous-secrétaire d’Etat à la guerre, pensent que la France peut encore compter sur sa marine et ses colonies ; d’autres comme le maréchal Pétain estiment qu’il faut admettre la défaite. Le 16 juin 1940, le maréchal Pétain prend la tête du gouvernement suite à la démission de Paul Reynaud et annonce ? la radio qu’il faut cesser le combat au grand soulagement de la population. Le 17 juin, il demande l’armistice à l’Allemagne.
Dès le lendemain, le 18 juin, le général de Gaulle qui s’est envolé pour Londres, lance sur les ondes de la BBC un appel ? la résistance et à la poursuite du combat. Malheureusement, De Gaulle est à l’époque presque inconnu des français et très peu de Français l’entendent, en comparaison avec Pétain, le « vainqueur de Verdun qui apparait comme un sauveur aux yeux des Français. Le 2 OF « vainqueur de Verdun qui apparaît comme un sauveur aux yeux des Français. Le 22 juin, l’Armistice est signé entre la France et VAIlemagne dans le wagon de Rethondes, endroit même de la signature de l’Armistice par l’Allemagne le 11 juin 1918. Les conditions imposées à la France sont rudes.
Le pays est amputé de l’Alsace•Lorraine au profit du Reich allemand, et divisé en deux parties par une ligne de démarcation qui sépare la zone occupée par les allemands au nord c’est-à-dire les 3/5 du territoire français d’une zone « libre » qui reste sous l’autorité du nouveau régime de Vichy jusqu’à son invasion en 1942 par l’armée allemande. De plus, la France doit réduire son armée à 100 000 hommes lors que déjà 1 800 000 soldats sont prisonniers des allemands et payer les frais d’entretien de l’armée allemande. En fait « Occupation allemande se traduit par un véritable pillage économique, financier et humain et à une intense politique de collaboration entre la France et PAIIemagne nazi scellée par la poignée de main échangée entre Pétain et Hitler lors de l’entrevue de Montoire, le 24 octobre 1940.
Parallèlement, le maréchal Pétain se voit octroyer les pleins pouvoirs suite à un vote à l’Assemblée Nationale, organise la Révolution Nationale et fonde l’Etat Français, régime articulièrement autoritaire surnommé régime de Vichy, en remplacement de la Ille République. Il nomme Pierre Laval vice- président du Conseil qui deviendra son véritable bras droit et le poussera à prendre des décisions très dures à l’encontre des « opposants » et des juifs. 2) Formation de la résistance et début de la répression L’appel depuis Londres du général de Gaulle, le résistance et début de la répression L’appel depuis Londres du général de Gaulle, le 18 juin 1940, est l’acte de naissance de la résistance française.
Considéré comme ennemi de la France par Vichy, De Gaulle fonde les forces rançaises libres (FFL) qui représentent à l’origine seulement 7000 volontaires et qui poursuivent le combat au côté des alliés. Mais c’est en France que dès les premières semaines d’occupation allemande, vont se former en zone occupée surtout, mais aussi en zone libre des actions de résistance à l’envahisseur allemand : tracts distribués, affiches allemandes lacérées, réunions clandestines, sabotages, manifestations hostiles à l’occupant… Cette première résistance est un phénomène spontané qui touche majoritairement les jeunes refusant la défaite française et l’occupation allemande. Elle est constituée dune nébuleuse de petits groupes isolés les uns des autres et coupés de la masse de la population.
Rapidement cette résistance va se développer et se diffuser dans le territoire français et regrouper tous les milieux sociaux aussi bien hommes que femmes qui vont-elles aussi jouer un rôle important dans la résistance consistant le plus souvent à fournir des faux-papier ou porter des courriers confidentiels. plusieurs organisations vont ainsi voir le jour dès 1940 • -les réseaux : Ce sont des groupes assez réduits qui occupent une place fondamentale dans l’action de la Résistance. Ils sont constitués en vue d’un travail qui relève d’actes militaires et ont des objectifs spécifiques : collectes d’informations, mise en place d’évasion de prisonniers, renseignements, parachutage d’armes… Les anglais sont les pr d’évasion de prisonniers, renseignements, parachutage d’armes… Les anglais sont les premiers à organiser des réseaux en France dès 1940 mais ils seront très vite suivis par les français et les américains.
Modestes à l’origine en raison du manque de moyens, les réseaux prennent de plus en plus d’ampleur au fur et ? mesure que s’accroit la résistance en France. les mouvements : Ce sont des organisations dont le but est de sensibiliser la population et de la faire basculer du côté de la Résistance. Pour cela, ces mouvements distribuent des tracts, publient clandestinement des journaux ou fournissent des faux-papier. -les maquis : Ce sont des petits groupes d’hommes qui dès 1940 poursuivent la lutte armée face aux troupes d’occupations. Au départ possédant des effectifs très réduits, ils vont se développer et mener des actions de plus en plus importantes et gênantes pour les autorités d’occupation.
Face à ce début de rébellion, les autorités allemandes ‘occupatlon réagissent brutalement : elles n’entendent pas laisser se développer ce qu’elles appellent des « actes de terrorisme » et ne souhaitent pas que les soldats allemands et autres représentants se sentent menacés. Un système de répression est donc rapidement mis en place par les autorités d’occupation et c’est à partir de ce moment que le régime de Vichy entre en scène, aidant les allemands dans la recherche des opposants. Deux formes d’actlon sont principalement ciblées par ce début de répression . le renseignement et la lutte armée. Ainsi dès ‘été 940, des individus isolés responsables par exemple de sabotages sont exécutés.
Les mouvements dits « gaulliste PAGF s OF responsables par exemple de sabotages sont exécutés. Les mouvements dits « gaullistes » sont surveillées mais suscitent une inquiétude moindre, perçus comme inoffensifs jusqu’en mai 1940. De simples étudiants manlfestants à l’encontre des allemands seront arrêtés et sévèrement réprimandés pour l’exemple mais non pas exécutés. Ce ne sont pas seulement les résistants de « l’intérieur » qui sont soumis à cette répression : les français libres font l’objet de rocès et sont souvent condamnés par la justice française comme le général de Gaulle, considéré ennemi de la France qui se voit, dégradé, mis à la retraite et finalement condamné à mort en août 1940.
Il faut donc Insister sur le fait que cette répression de la résistance de ‘été 40 à [‘été 41 est essentiellement judiciaire et que sur les 1 60 condamnations à mort prononcées au cours de cette période, seulement 1/4 sont exécutés. 3) Radicalisation de la répression à partir de fété 1941 puis de l’été 1944 Plusieurs évènements vont contribuer à développer a Résistance intérieure et par conséquent à intensifier la répression. D’abord l’invasion allemande de PIJRSS en juin 1941 marque l’entrée des communistes dans la résistance et la lutte armée où ils forment le groupe des « Francs-Tireurs et Partisans Pour eux, les choses sont claires : les allemands sont des ennemis.
Ensuite en Novembre 1942, après le débarquement d’Afrique du Nord, les allemands envahissent et occupent illégalement la zone sud de la France, ce qui suscitera beaucoup de colère auprès des français. L’année suivante, en 1943, le sen,’ice du travail obligatoire (STO) st mis en service : des milliers de ‘eunes français sont contr PAGF OF service du travail obligatoire (STO) est mis en service : des milliers de jeunes français sont contraints d’aller travailler en Allemagne. Certains vont refuser cette situation et décider de ne pas partlr : ce sont les réfractaires au STO. Considérés comme hors-la-loi, beaucoup d’entre eux vont rejoindre les maquis pour poursuivre la lutte armée face à l’occupant.
Enfin, le soutien de plus en plus actif du gouvernement de Vichy aux autorités allemandes va fortement diviser l’opinion publique et augmenter le nombre de résistants. A présent le peuple doute de Pétain. Avec ce développement intense de la Résistance, la répression militaire allemande se radicalise. Dès septembre 1941, suite ? plusieurs attentats communistes contre des officiers allemands, le décret Keitel du nom du maréchal du Reich qui en est le signataire est mis en application et instaure une sévère politique d’otages : pour la mort d’un soldat allemand, 50 à 100 otages, le plus souvent communistes, sont exécutés. Ces otages sont des français prisonniers détenus pour le compte des Allemands et susceptibles d’être fusillés à tout moments.
Ce décret est ppliqué par deux fois en 1941 est c’est donc près de 200 innocents qui sont tués en gulse de vengeance. Le but de cette politique est double : faire reculer la résistance mais aussi intimider les populations. Cette méthode est efficace mais donne une image de plus en plus négative des occupants et du régime de Vichy qui collabore activement sans ne rien dire. Le développement des réseaux et des mouvements de résistance se traduit par l’augmentation des arrestations. Les jugements des tribunaux multiplient leur procès et les condamnations à mort. Ainsi un 7 OF arrestations. Les jugements des tribunaux multiplient leur procès t les condamnations à mort.
Ainsi un résistant arrêté est d’abord emprisonné, presque toujours torturé puis souvent exécuté ou parfols transféré en Allemagne pour y être jugé. En décembre 1941, une procédure « Nacht und Nebel » est mise en place par le décret Keitel permettant de déporter les résistants. Ces résistants, déportés en général dans le plus grand secret pour éviter les représailles et en principe jugés en Allemagne sont en fait le plus souvent directement transférer dans les camps pour y purger leur peine. Trop controversée, la politique des otages est rogressivement abandonnée à partir de l’été 1942 au profit de ces déportations massives de résistants.
Du côté de Vichy, le régime se montre se plus en plus sympathisant avec les allemands et crée début 1 943 la milice, police semi-militaire, chargé selon son dirigeant Joseph- Darnand de « maintenir l’ordre intérieur » qui équivaut en fait à pourchasser les résistants au côté des unités militaires allemandes et faire disparaître les maquis. Cette lutte contre les maquis surnommé « lutte contre les bandes » conduit à une forte augmentation des exécutions comme en février 1944 sur le lateau des Glieres. pour coordonner l’action des résistants en France et se faire connaître des alliés comme le chef de la France combattante, De Gaulle charge en 1943 Jean Moulin d’unifier les différents mouvements de résistance en France pour les rendre d’autant plus efficace.
Jean Moulin fonde le mouvement unis de la résistance (MUR) qui unit les trois grands mouvements de résistance Combat, Franc-tireur et Libération-Sud puis le conseil national de la résis 8 OF national de la résistance (CNR) avant d’être trahi et arrêté par la gestapo. En 1944, à l’approche puis au déclenchement des débarquements e Normandie et de Provence, la répression de la résistance est à son plus haut point. Les unités militaires allemandes, voyant la fin de la guerre et leur défaite proche, n’hésitent plus à réaliser des executions massives de résistants et même à s’attaquer aux populations civiles qu’elles soupçonnent d’être favorable aux résistants et de les aider.
De grands massacres ont lieu sur le territoire français qui suscitent une émotion intense et un dégoût profond pour les autorités d’occupation mais aussi pour le régime de Vichy qui continue à se taire et à mener la guerre contre outes formes de résistance. Quant aux résistants, rebaptisés F. F. I (forces françaises de l’intérieur), ils multiplient les actions de sabotages et d’offensive contre les autorités d’occupation pour laisser le champ libre aux Alliés arrivant par le nord et par le sud. II faut attendre l’été 1945 pour voir les allemands disparaître totalement du territoire et la victoire définitive des F. F. I. dont les actlons permettent, contrairement à celles du régime de Vichy, à la France de figurer dans le camp des vainqueurs en 1945.
Il) Répresslon de la résistance par les autorités d’occupation ) Les objectifs de la répression Officiellement, pour les autorités d’occupation, la politique répressive contre les résis ns une politique globale PAGF g OF sécurité : il s’agit d’assurer la sécurité des troupes d’occupation et de combat sur le territoire français Concrètement il s’agit de mener une guerre sans relâche contre tous les opposants qui voudrait nuire aux soldat ou autres représentants c’est-à-dire les résistants et par conséquent anéantir toutes formes de résistance sur le sol français. Le décret « Nuit et brouillard « (le décret Keitel Nacht und Nebel) ésume le mieux la philosophie nazie de la répression et est un des symboles de la brutalisation des méthodes utilisées. Les nazis veulent à taus prix éviter une liaison entre l’Etat légal et légitime, réfugié en Grande Bretagne et la Résistance intérieure.
L’objectif poursuivi à travers le décret NN va consister ? créer une intimldation et une dissuaslon durable envers les populations : dans un premier temps les résistants capturés étaient condamnés à mort ou à purger une peine de prison en Allemagne ; à partir de décembre 1941 il s’agit de laisser les familles et la opulation en général dans l’incertitude quant au destin des coupables, d’où la pratique massive de la déportation vers l’Allemagne. 2) Les organes de la répression de l’occupant allemand La signature de l’armistice le 22 juin 1940 se traduit par l’installation durable, dans les zones où l’autorité française ne s’exerce plus directement, de troupes et de nombreux services allemands chargés du maintien de l’ordre et de la répression. Il faut donc bien distinguer deux types de forces de répression allemande : les milltaires et les policiers-politiques. a) les organes militaires La MBFet ses services
