Les revenus des ménages

Partie 2 Le comportement des acteurs Chapitre 4 : Les revenus des ménages IV) Les revenus des ménages Hicks (1904-1989) : « Le revenu est ce qu’un agent économique peut consommer au cours d’une période donnée sans appauvrir son patrimoine. » Le revenu est un flux, le patrimoine est un stock. Il pourra être consommé ou épargné. 4. 1) Des revenus primaires au revenu disponible Selon l’INSEE, au niveau de la nation la masse de ressources disponibles de l’ensemble des ménages est le RDB.

RBD = revenus prima- prestations sociales On dispose égaleme nature Au niveau macro-éco or21 to View nextÇEge gatoires + rts soclaux en mmandations de la commission Stiglitz-Sen-Fitoussi, on pr t rera le RNB = PIB – revenus primaires versés au reste du monde + revenus primaires reçus du reste du monde (Revenu correspondant aux agents de nationalité française). 2012 : PIB 2032 milliards d’euros ; RNB : 2067 milliards d’euros.

A) Répartition primaire Al) Définition : C’est la formation des revenus directement issus de la production, c’est-à-dire de la répartition de la valeur ajoutée. Distribution de revenus entre tous les agents qui participent à la production : * Les salariés (ménages) 0 La rémunération de leur travail Les détenteurs de capital (ménages et entreprises) Cl revenus du capital ou de la propriété * Les APU C impôts et cotisations de la population active donc les salaires augmentent dans le revenu primaire.

Les salaires au sens strict résultent d’un contrat de travail entre un salarié et une entreprise. Ils peuvent être fixés à la tâche (proportionnel au rendement du travailleur) ou fixés le plus souvent au temps (généralement au mois). Au salaire de base s’ajoute un nombre variable de rémunérations. Les salaires au sens strict sont fixés dans le cadre de conventions ollectives conclues entre les organisations syndicats et organisations patronales auprès des représentants, au niveau des branches professionnelles.

Des accords d’entreprise peuvent prévoir des conditions plus favorables à la loi. Les accords d’entreprises doivent être plus favorables que les accords de branches, sauf cas exceptionnel. Les traitements constituent la rémunération des agents de l’Etat et des collectivités territoriales. Les traitements dépendent d’un indice correspondant à la place de l’agent dans une grille hiérarchique, fonction de sa catégorie (A, B, ou C), de son corps de attachement, de son grade et de son échelon dans son grade.

Le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC) est fixé par décret gouvernemental. Il a remplacé en 1970 le SMIG (1950-1970). Il est indexé sur l’indice des prix à la consommation, et réajusté au 1er janvier de chaque année, sur avis d’une commission, il doit être automatiquement réajusté dès que l’on atteint une hausse des prix supérieure à 2%. Il peut être réajusté à la discrétion du gouvernement (quand il le souhaite) pour un coup de pouce, c’est-à-dire d’aller au-delà de ce qui est prévu.

Depuis le 1er janvier 201 3, il est fixé à 9,43€, soit 1430,22€ bruts mensuels sur la base de la durée légale de 35 he PAGF 91 janvier 2013, il est fixé à 9,43€, soit 1430,22€ bruts mensuels sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires. 10% de la population active, soit 2,5 millions de français touchent le SMIC. 9096 des salaires en France sont définis par une convention collective. Attention aux discrétions : Salaire brut est égal au salaire net (que perçoit le salarié) plus les cotisations sociales à la charge des salariés + la CSG (Contribution sociale généralisée) + la CRDS.

Les cotisations sociales sont des pourcentages, tandis que la CSG et la CRDS sont des taxes. Le coût salarial = salaire brut + cotisations sociales patronales + taxes sur les salaires (ex : taxe d’apprentissage). Il faut distinguer le salaire (qui est un flux de revenu, taux horaire x nb d’heures travaillées) du taux de salaire (qui lui est le prix du travail, qui va correspondre à une rémunération unitaire, pour une heure de travail). Le revenu nominal ou le salaire nominal sont exprimés aux prix courants. Si on enlève l’inflation, des chiffres exprimés dans d’autres unités.

On calcul le salaire à prix constants, revenu réel u pouvoir d’achat, on enlève l’inflation ou on déflate la série. Indice du salaire reel = indice salaire courant/ indice des prix. Aspects théorique du salaire pour les classiques et néo-classiques le salaire est le « prix la variable d’équilibre sur le marché du travail entre offre (les travailleurs) et demande (les entreprises). Il existe un salaire naturel qui se fixe au niveau de subsistance. A long terme le salaire d’équilibre du marché se fixe au niveau du salaire naturel par régulation malthusienne.

Si le salaire équilibre est supérieur au salaire naturel (les travailleurs gagnent plus que leurs subs 1 équilibre est supérieur au salaire naturel (les travailleurs gagnent plus que leurs subsistances) les travailleurs font faire plus d’enfants, donc plus de main d’œuvre sur le marché du travail, et donc le salaire va diminuer pour s’aligner au salaire de subsistance. pour les marxistes, le salaire est le prix de vente de la force de travail, correspondant au niveau de subsistance lui permettant de reconstituer celle-ci.

Selon Marx, le travailleur est exploité car ce qu’on lui verse, est inférieur à ce qu’on doit lui verser par rapport à son travail, il y a donc une plus-value. (Le travailleur est exploité ar il doit fournir un travail supérieur à cette somme). C’est-à-dire qu’il va créer par son travail plus de valeur que le capitaliste n’en a dépensé dans son salaire Û le travail a généré une plus-value qui est accaparés par le capitalisme C] c’est l’exploitation.

Dans l’analyse keynésienne, pas de véritable théorie de la répartition ou de détermination du salaire, mais on considère par extension Le salaire provient d’une négociation menée entre les salariés sur le niveau d’un salaire nominal (tenant compte de l’inflation car les salariés ne raisonnement pas en salaire réel, et dépendant de la ituation sur le marché de l’emploi, mais assez rigides à la baisse) et les employeurs qul eux défendant un salaire réel dépendant du niveau anticipée de la demande, donc de la production et de la productivité marginale du travail. ) Les revenus de la propriété des ménages Constitués des revenus du patrimoine. Patrimoine : ensemble des actifs dont dispose un agent à un moment donné (stock). Il se compose d’actifs réels : logements, terrains et d’actifs financiers (épargne liquide, valeurs mobilière (actions ou 1 logements, terrains et d’actifs financiers (épargne liquide, valeurs obilière (actions ou obligation… ).

Revenus du patrimoine Dividendes : revenus des actions Intérêts : revenus des obligations (créances) Revenus fonciers (loyers, fermage) Les actifs immobiliers représentent du patrimoine des français, mais avec de grandes disparités (seulement 22% chez les possédant le moins de patrimoine). La comptabilité nationale ajoute les loyers fictifs des ménages propriétaires du logement qu’ils occupent, puisque ces ménages sont supposés produire des services de logement qu’ils consomment.

Revenus du patrimoine : en 201 2 des revenus primaires des ménages (contre en 1960). ) Les revenus mixtes Les entrepreneurs individuels perçoivent des revenus qu’on nomme revenus mixtes, composés de façon indissociable entre les revenus rémunérant leur travail (et éventuellement celui des membres de leur famille) et rémunérant aussi le capital qu’ils ont apporté dans l’entreprise. 19% du revenu primaire brut des ménages en 2012 contre 34% en 1960.

B) Répartition secondaire du revenu primaire au revenu disponible B. l) Les objectifs du système redistributif * Objectif d’assurance : mis en place par l’état de procédure obligatoire de couvertures des risques (santé par ex) Objectif d’étalement dans le temps (retraites) Objectif de correction des revenus pour lutter contre la pauvreté et les inégalités (RMI, minimum vieillesse, etc. ).

Redistribution verticale (modèle Allemand « Bismarckien » (1882)), repose sur le principe d’assistance, elle est fondée sur la solidarité entre les citoyens, et est donc financée par l’impôt dans le but de réduire des inégalités mo PAGF s 1 les citoyens, et est donc financée par l’impôt dans le but de réduire des inégalités monétaire de revenus. Redistribution horizontale (modèle britannique de Beveridge 1 942)), elle est assurée par les organismes de protection sociale (telle sur la Sécurité Sociale et les mutuelles en France) et repose sur le principe crassurance.

B. 2) Le principe Prélèvements sur les revenus primaires sous forme de prélèvements obligatoires et de cotisations. Puis transfert de revenus sous forme de prestations sociales. Revenu disponible = revenu primaire + prestations sociales – (cotisations sociales + impôts directs) Les prestations sociales sont versée par les institutions de protection sociale pour aider de manière collective les personne Surmonter une baisse de revenus liée à un risque de la vie (chômage, maladie, vieillesse, handicap… ). Faire face à un accroissement des charges (maladie, prise en charge d’enfants). Elles représentent en 2012 29,4% du revenu primaire brut en France (1 en 1960). B. 3) La polltlque de bas revenus La persistance de la pauvreté et du chômage a conduit une évolution du système distributif français. Apparition de prestations reposant sur une logique non contributive. La loi sur le RMI a été votée le 23 juillet 1992 : elle garantissait un revenu minimum à toute personne d’au mains 25 ans dont es ressources n’atteignaient pas un certain montant.

L’allocation versée plafond fixé en fonction de la composition du foyer (ensemble des revenus perçus par le foyer). Son désavantage était l’aspect « désincitatif ». Apartir du 1er janvier 2004, le RMA (revenu minimum d’activité) es tenu compléter le dispositif : contrat de travail à temps partiel (20h minimum/semaine) DD 6mois. PAGF 1 tenu compléter le dispositif : contrat de travail à temps partiel En juin 2009, nouveau dispositif, le RSA, qui se substitue au RMI.

Ce dispositif est conçu pour favoriser le retour à l’emploi dans la esure où les bénéficiaires peuvent dans la limite d’un plafond cumuler RSA socle (montant forfaitaire perçu par les personnes sans revenu d’activité) et 62% de leur activité. On va demander en contrepartie du versement du RSA, une recherche d’emploi. Ces minimas sociaux vont permettre à des personnes ayant peu de revenus de toucher un revenu minimum de subsistance.

Tableau de synthèse 1960 1990 2000 2012 Revenu primaire brut (en milliards d’euros) 34,3 753,9 1058,3 1514,0 Revenu primaire brut (en % du revenu primaire) 100,0 1 oo,o Excédent brut d’exploitation et revenu mixte 33,7 20,3 19,8 PAGF 7 1 es revenus mixtes, – Salaires versés aux dirigeants salariés des sociétés Les indicateurs fonctionnels utilisés sont la répartition de la VA, ? partir des comptes d’exploitation de la comptabilité nationale : – Part des salariés dans la VA = salaires / VA – part de l’EBE dans la VA = taux de marge Part des salaires dans la valeur ajoutée des sociétés non financières, source : INSEE, comptes nationaux De 1950 à 1973 la part des salaires dans la VA reste un peu près stable. A partir de 1973-1974, une forte augmentation jusqu’en 1983 de la part des salaires dans la VA qui va se traduire par ne forte baisse des profits dans la VA. Les salaires ont pris plus d’importance que les profits dans cette décennie, cela s’explique par la crise économique qui va avoir lieu, les profits baissent mais les salaires sont rigides, on était dans une base de croissance qui était moindre. Ralentissement de la croissance.

En 1 983, il y a un fort Pb avec cette hausse des salaires disproportionné par rapport à la croissance, le gvnmt va faire une politique de désinflation compétitive, désindexé les salaires, associes aux chocs pétrolier, la part des salaires diminuent et la part des salaires raugmentent. Evolution du taux de marge des sociétés non financières, source • ALEP à partir de données de l’INSEE La crise de 2009 a eu un petit effet sur le taux de profit à la baisse, en 2012, le taux de marge est de 28,4% c’est-à-dire il est à son plus bas niveau depuis 1985. Des entreprises françaises qui ont un taux de marge faible puisque ce taux de marge est ? environ 40% en Allemagne.

IOpts de moins en termes de taux de marge par rapports aux pays voisins. Les entreprises françaises sont moins rentables que les entreprises voislne 91 rapports aux pays voisins. Les entreprises françaises sont moins entables que les entreprises voisines. La France a le taux de marge le plus faible en Europe. Part réservée aux salaires la plus élevée, celle réservée aux profits, la plus faible. B) La répartition personnelle ou sociale des salaires existence de fortes inégalités Constats statistiques Distribution du revenu salarial annuel (net) par sexe ou catégorie socioprofessionnelle sur l’ensemble des salariés en 2010 en euros courants.

Décile Ensemble Femmes Hommes Cadres Professions intermédiaires Employés Ouvriers 1er décile (Dl) 2 460 1 970 2 840 10840 6310 1 450 1910 1 er quartile (QI) 9 370 7930 11 460 24 420 6 130 6010 7410 faible que celui des hommes, donc taux horaire et temps de travail plus faible. Mais aussi par la discrimination. Les femmes travaillent le plus dans les services D employées, donc salaire plus faible. Les dernières études de l’INSEE montrent qu’il n’y a pas de différences salariales concernant les origines, mais il y en a ? l’embauche. Explication des différences salariales * Principal C Le niveau de qualification, très lié en France ? l’obtention de diplômes * L’expérience professionnelle intervient de manière très différente selon la qualification (forte chez les cadres, mais faible hez les ouvriers). L’ancienneté dans l’entreprise est autant plus valorisée que la qualification est faible * Les différences de salaires vont existées en fonction des caractéristiques de l’entreprise (Pouget, INSEE) Secteur d’activité : différences s’expliquent par des rendements différents du travail, dus à l’utilisation de technologies propres ? chaque secteur, mais aussi sans doute par des caractéristiques institutionnelles et conjoncturelles qui peuvent différer d’un secteur à fautre. Taille de l’entreprise s’expliquent sans doute principalement par es positions respectives des entreprises sur leurs marchés, leurs politiques salariales, et certaines caractéristiques institutionnelles Cl le salaire augmente avec la taille de l’entreprise jusqu’à 500 salariés et se stabilise ensuite. La théorie du capital humaine G. Becker, 1964 (première édition), « Human Capital : A Theoretical and Empirical Analysis, With Speciale Reference to Education La théorie du capital humain tend à expliquer la hiérarchie des salaires par les différences de capital humain qu’offrent les salariés. Postulat de base : un élève ui d