Les mémoires de la guerre d’Algérie

Après les évènement u. PACE 1 or 5 place une politique d ile. , sont déroulés, les m ‘ c » » combattre les indépe Les mémoires de la guerre d’Algérie Premium gy Roman-Yaouanc aorycTa 25, 2014 S pages La décolonisation de l’Afrique du Nord marque un tournant dans I’Histoire de France, plus particulièrement la Guerre d’Algérie à marquer les mémoires et l’Histoire. Dans cette guerre d’indépendance tous les camps se souviennent des évènements d’une manière différente.

Mais comment d’un côté comme de l’autre et au cours du temps les événements marquant se sont ncrés dans les mémoires collectives comme autant de versions différentes de l’histoire. C’est ce que nous chercherons à identifier d’abord en expliquant la nécessité d’oubli qui s’est imposée après le conflit mais aussi le besoin de vérité et de mémoire des populations rapatriées qui est apparu par la suite. o nextÇEge rie, l’Etat met en ènements qui se rmée Française pour sous silence en effet l’Etat Français cherche sauvegarder son image tant sur la scène internationale que sur le plan intérieur, en effet la « nation es Lumières » ne saurait être responsable de pareilles atrocités. Les crimes de Guerre, actes de tortures et massacres ne seront dénoncés que beaucoup plus tard, la dénomination Guerre d’Algérie n’apparait d’ailleurs que bien plus tard, en effet jusqu’en 1998 on parle d’opérations de maintien de l’ordre.

Pourtant Swipe to View next page des milliers d’appelés du contingent ont été confrontés à cette « sale guerre », mais l’état ne leur concède pas le statut d’anciens combattants et ils sont largement dénigrés par l’opinion publique. C’est une génération entière qui gardera un souvenir vivace des atrocités perpétrés et subies mais qui gardera surtout en mémoire l’absurdité de cette « guerre sans nom La nécessité de reconnaissance apparaît ainsi pour l’Etat de moindre importance par rapport à la solidité des institutions.

Au-delà de l’enjeu de l’image de la France, c’est sur le plan politique que s’explique cette amnésie, en effet le contexte de l’indépendance de YAIgérie rappel les circonstances légalement discutables de la prise de fonction du général de Gaulles. L’instabilité ministérielle qui sévit alors dans le gouvernement rappelle à tous la prétendue faiblesse de l’Etat Français pendant ces evénements majeurs.

La necessité de gommer les tensions qui ont été à l’origine du désaccord sur la question du devenir de l’Algérie Française a également motivée la réhabilitation de militants de VOAS au motif de l’unité nationale, leur réintégration permet ainsi à PEtat de faire face à la crise de mai 68. Les gouvernements suivants pérenniseront par d’autres réformes cette réhabilitation.

Il est à noter également que du côté des indépendantistes du FLN une occultation des événements analogue à celle de la France est instaurée après la proclamation de l’indépendance dans un but poli analogue à celle de la France est instaurée après la proclamation de l’indépendance dans un but politique, l’objectif est la manipulation de l’opinion publique algérien pour conforter un gouvernement émergeant au détriment de la véraclté de l’histoire.

Les populations de « pieds noirs » et de harkis sont les premiers visés, leur rôle dans cette crise est ainsi occulté pour atisfaire aux aspirations et aux exigences politiques du nouvel Etat Algérien. Les populations d’européens d’Algérie sont rapatriés en métropole après l’indépendance de l’Algérie ce « rapatriement » s’effectue non sans difficultés, ces populations ne sont pas considérées comme bienvenu sur le sol métropolitain.

Ils sont stigmatisés et sont considérés comme en partie responsable de la crise politique provoquée par la décolonisation de l’Algérie, la population de la Métropole leur est presque hostile. Quant ? eux ces « pieds noirs » gardent le souvenir d’un âge d’or passé n Algérie, ils en viennent à se souvenir uniquement des tords reprochés aux indépendantistes et omettes totalement dans leur mémoire que cette crise a d’abord été déclenchée à cause d’une iniquité entre la population algérienne et celle des français expatriés en Algérie.

Les faits les plus graves de leur histoire sont ainsi reprochés au gouvernement et en particulier à de Gaulles. Ces populations cherchent à perpetuer le souvenir de cette vie en Algérie par des rassemblements et un communautarisme renforc perpétuer le souvenir de cette vie en Algérie par des assemblements et un communautarisme renforcé. Il subsiste d’ailleurs encore aujourd’hui une forte identité d’appartenance à cette communauté qui est regroupée géographiquement dans le sud de la France.

Parmi les populations qui viennent en métropole on trouve également ceux qu’on nomme les harkis leur situation au lendemain de l’indépendance de l’Algérie est encore moins enviable. Arrivé en France les harkis sont rejetés par la population française, leur départ est d’ailleurs demandé par le ministre de l’époque, ces populations ne sont réellement ni d’Algérie ni e France ; victime de violences dans leur pays d’origine pour avoir aidé l’Etat Français, ceux restés en Algérie sont massacrés.

Ceux arrivés en France sont logés dans des camps provisoires le gouvernement voit en eux une menace, et la population française est au mieux indifférente à leur sort sinon réellement hostile. Le gouvernement Français ne leur concede aucun statut légal. Des révoltes éclatent dans ces camps provisoires menant à des répressions policières des autorités.

Les harkis massivement favorables à l’Algérie Française sont perçus également avec éfiance d’un point de vue politique, en effet ils sont autant de partisans potentiels pour l’OAS. Ce n’est que plus tard par la loi de 1987 d’abord qui porte statuts d’attribution de pensions aux harkis que s’amorce une reconnaissance de la Nation qui seras parachevée par les PAGF pensions aux harkis que s’amorce une reconnaissance de la Nation qui seras parachevée par les lois de 1994 et 2001 reconnaissant le rôle joué par les harkis dans le conflit.

Malgré tout, toute la lumière n’est pas faite sur les violences policières et la ségrégation que ces populations ont subies. Une certaine confusion subsiste d’ailleurs dans les mémoires quant aux événements tragiques du 17 octobre 1961 relative à une manifestation des Algériens résidant en France et ceux du métro Charonne constitué de militants antis OAS, ainsi c’est le souvenir de la violence de l’Etat qui subsistera dans la mémoire de ces populations.

Nous avons donc vu que les évènements qui ont amenés ? l’indépendance de l’Algérie ont profondément marqués les populations impactées par ce bouleversement, le gouvernement quand à lui n’est pas étranger au phénomène d’amnésie encontré après la guerre d’Algérie mais il est également à l’origine de l’anamnèse qui interviendra par la suite.

Les mémoires de la guerre d’Algérie sont donc d’une multiplicité particulièrement importante, les violences subies des deux côtés, la complexité politique de l’époque et le ressentiment des populations sont autant de facteurs complexifiant l’élaboration dune mémoire commune, en effet malgré toute la lumière qui a pu être faite sur ces événements il restera toujours une part d’ombre dans l’Histoire.