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Chapitre 10 Le financement des investissements Pour survivre et se développer, l’unité commerciale doit investir. Mais, si l’investissement est indispensable, il présente aussi des risques. La décision d’investir une fois prise, le financier doit déterminer les besoins de financement nécessaires pour réaliser l’investissement : soit un financement interne, soit un financement externe. l. Le financement interne L’autofinancement est une source de financement obtenue par des capitaux que activité propre : lesb e IC PACE 1 orf provlslons. A. Les amortissemen

Les amortissements Sni* to View gages par son mortissements, les sations corporelles sauf les terrains, les fonds de commerce et les immobilisations financières. L’amortissement est autorisé par l’administration fiscale car la plupart des biens se déprécient avec le temps et l’usage. Obligataire, c’est une charge calculée à chaque fin d’exercice selon une réglementation définie par le code général des impôts. Il figure dans le compte de résultat et dans le bilan. Trois raisons sont reconnues comme genérant un amortissement : l’usure normale, l’obsolescence et ‘investissement à favoriser. base de calcul L’amortissement se calcule sur le coût d’acquisition. Le coût d’acquisition d’une immobilisation se calcule selon la formule suivante de la dotation aux amortissements L’unité commerciale a le choix entre ramortissement linéaire et l’amortissement dégressif. Il est calculé prorata temporis (proportionnel au temps de présence de l’immobilisation pendant l’exercice comptable). a. L’amortissement linéaire Il consiste à appliquer pour chaque exercice une dotation constante aux biens amortis en fonction de la durée de présence u bien pendant l’exercice comptable.

Les règles à respecter sont les suivantes : – la durée à prendre en compte est le nombre de jours : prendre des mois de 30 jours (année commerciale de 360 jours) ; la date à prendre en compte la première année est la date de mise en service ; – le taux d’amortissement est constant ou linéaire et se calcule sur la durée en années : taux = 100/ n avec n = le nombre d’années d’amortissement ; – on ne peut pas amortir plus que la valeur initiale à amortir ; – on applique le taux d’amortissement sur la valeur ; dans la méthode d’amortissement linéaire, par le prorata temporis, il faut amortir sur n + 1 années.

Exemple 1 un magasin acquiert une immobilisation au 02/01 /N au prix de IO 000 € HT, amortissable sur 5 années ; date de clôture d’exercice au 31/12/N ; le taux d’amortissement est égal ? Exemple 2 une immobilisation est acquise au prix de 72 000 € le 09/08/N et mise en service le 12/08/N. L’exercice est clôturé le 30/1 0/N. L’amortissement est étalé sur 10 ans. b.

L’amortissement dégres PAG » rif 6 principes sont à respecter : – on ne peut amortir que des immobilisations neuves ; on ne peut amortir que pour une période d’amortissement d’au moins 3 années ; – les véhicules de tourisme ne peuvent bénéficier de cette méthode ; – comme pour le linéaire, on applique un prorata temporis, mais ? partir de la date d’acquisition, le mois en cours étant considéré en totalité , – pour trouver le taux d’amortissement, on applique un coefficient sur le taux linéaire, soit : • 1,25 si la durée d’amortissement est de trois ou quatre ans, • 1,75 si la durée d’amortissement est de Clnq ou SIX ans, • 2,25 si la durée d’amortissement est supérieure à six ans.

Ainsi, pour une durée d’amortissement de 5 ans, le taux linéaire étant de 20 le taux dégressif sera de 20 % 1,75 = 35 % ; – on calcule pour chaque annee : • l’amortissement dégressif en multipliant le montant résiduel (valeur de l’immobilisation après amortissement) par le taux d’amortissement dégressif ; • l’amortissement linéaire en divisant la valeur résiduelle par le nombre d’années restant à courir ; – on garde l’amortissement le plus favorable ; – quand on repasse en amortissement linéaire, on y reste. Il faut revenir en fait en linéaire pour pouvoir terminer ramortissement inon la valeur résiduelle ne serait jamais nulle.

Une immobilisation acquise le 01/06/N pour 93 000 € HT est amortissable sur 5 années. B. Les provisions Lorsqu’il est probable que PAGF3C,F6 actif sera inférieure, peut faire l’objet d’une provision pour dépréciation. On peut calculer une charge (charge calculée) et passer une provision pour charge ou risque futur (litige, grosse réparation, chute de cours… ). Trois types de provisions sont admis : – pour dépréciation dactif : fonds commercial, terrain, immobilisation incorporelle, stock, titre… ; pour risque et charge : créance douteuse, litige.. – réglementée : pour congé payé, participation aux bénéfices… Une provision se calcule toujours sur le montant HT.

La difficulté réside parfois sur l’évaluation du risque ou de la dépréciation : la créance sera-t-elle irrécouvrable ou partiellement douteuse ? C. Le désinvestissement Un désinvestissement est la suppression d’immobilisations ou dactivités de l’unité commerciale. Celle-ci peut céder des immobilisations jugées inutiles ou périmées pour récupérer des fonds afin de réaliser des projets. Elle peut aussi cesser certaines activités pour se concentrer sur d’autres et céder les actifs utilisés pour l’exploitation de ces activités. Le désinvestissement est une source de trésorerie ; cependant, la fiscalité sur les cessions doit être prise en considération car elle grève souvent les montants nets. Il.

Le financement externe Pour obtenir des fonds propres, les grandes unités commerciales peuvent faire appel à leurs actionnaires pour une augmentation du capital, ou au marché financier par l’émission d’un emprunt obligataire, ou en réalisant un emprunt traditionnel. Certaines unités commerciales plus modestes peuvent toutefois accéder au second marché boursier. A. Le financement externe par l’augmentation de capital L’augmentation de capital peut se faire soit e PAGF Le financement externe par l’augmentation de captal L’augmentation de capital peut se faire soit en numéraires, soit en apports en nature, soit en convertissant des créances, soit en incorporant les réserves au capital. L’augmentation la plus fréquente est l’apport en numéraires et correspond à l’émission d’actions. Les actions sont des titres de propriété rétribués par des ividendes liés aux performances.

L’augmentation de capital par la création d’actions, si elle apporte des liquidités, peut contribuer à une perte de contrôle de runité commerciale par les dirigeants actuels. B. Le financement externe par remprunt un établissement bancaire accorde un prêt à l’unité commerciale. Lorsqu’un emprunt est contracté auprès d’un seul prêteur, on l’appelle « emprunt indivis Le remboursement de l’emprunt s’effectue par annuités, comportant le remboursement du capital et les intérêts sur le capital restant dû. L’annuité peut être variable ou constante. 1 . Le remboursement par amortissements financiers constants Le capital remboursé est constant et les intérêts sont calculés sur le capital restant dû.

Exemple Un emprunt de 100 000 € est remboursé par amortissements constants à un taux d’intérêt de 5 % sur 5 ans. 2. Le remboursement par annuités constantes Pour obtenir une annuité constante, on la calcule d’abord. Puis on calcule l’intérêt sur le capital restant dû, le remboursement du capital étant la différence entre l’annuité constante et l’intérêt erse. Annuité constante : Avec Vo le montant de l’emprunt i le taux d’intérêt annuel, n le nombre de rembourseme ités). de remboursements (ou d’annuités). Dans le cas d’un remboursement mensuel, trimestriel ou semestriel, il convient de corriger le nombre de remboursements et de ramener le taux annuel à un taux proportionnel.

Ainsi, si une unité commerciale rembourse un emprunt par mensualités au taux de 5 % sur 4 ans, le taux mensuel sera de 5 % / 12 = 0,4167 % avec 48 mensualités (4 x 12). Une agence emprunte 100 000 € sur 4 années, remboursements n annuités constantes au taux annuel de 5 C. Le financement externe par le crédit-bail Le crédit-ball, ou leasing, est un contrat de location d’un bien ? durée déterminée. Mobilier ou immobilier, le crédit-bail permet de financer à 100 % un bien professionnel. Juridiquement, c’est une location assortie de la possibilité de devenir propriétaire du bien loué au plus tard en fin de contrat pour un prix fixé d’avance tenant compte pour partie des loyers versés.

Pendant la durée du contrat de crédit-bail, le bien financé n’est pas inscrit au bilan de l’unité commerciale en tant u’immobilisation. Mais bien que le crédit-bailleur soit propriétaire juridique, le crédit-preneur doit se comporter en véritable propriétaire. À la fin de la période du contrat, le bien est soit restitué ? l’établissement financier, soit racheté pour sa valeur résiduelle déterminée conjointement. Il existe une possibilité d’achat anticipé. Les loyers qui sont adaptables au cycle d’exploration de runité commerciale (barème dégressif, progressif, taux fixe, variable, mixage… ) sont quasiment intégralement déductibles du compte de résultat.