ENQUETE SUR LE STATIONNEMENT PUBLIC

Politiques de stationnement : l’enjeu de la communication Analyses et perspectives Certu centre d’Études sur les réseaux, les transports, Purbanisme et les constructions publiques 9, rue Juliette Récamier 69456 Lyon Cedex 06 télépr,one: 04 72 74 or 200 télécopie: 04 72 74 5 0 Sni* to View wv ». certu. fr Avis aux lecteurs La collection Rapports d’étude du Certu se compose de publications proposant des informations inédites, analysant et explorant de nouveaux champs d’investigation. Cependant l’évolution des idées est susceptible de remettre en cause le contenu de ces apports.

Le Certu publie aussi les collections : Dossiers: Ouvrages faisant le point sur un sujet précis assez limité, correspondant soit à une technique nouvelle, soit à un problème nouveau non traité dans la littérature courante. Le sujet de l’ouvrage s’adresse plutôt aux professionnels confirmés. Le Certu s’engage sur le contenu d’études, en particulier Grenoble, Lyon et Paris. L’astérisque ‘k renvoie au glossaire : tout mot suivi d’une est défini dans le glossaire situé en annexe. Certu – septembre 2003 NOTICE ANALYTIQUE Organisme commanditaire :

CERTIJ : Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques g, rue Juliette Récamier 69006 Lyon Tel : 04 72 7458 OO Fax : 04 72 74 59 OO Financement : PREDIT Titre : politiques de stationnement : l’enjeu de la communication, analyses et perspectives Sous-titre : Organisme auteur Date d’achèvement : septembre 2003 Rédacteurs ou coordonateurs problématique complexe 14 Les enjeux internes liés à l’organisation du stationnement 1. 2 Les enjeux liés à la qualité de vie en ville 16 1. 3 Les enjeux liés à la gestion des déplacements urbains 8 . Des contraintes qui rendent la communication difficile 2. État des lieux des portiques de communication sur stationnement 2. 1 Un déficit de véritable communication 21 prix 57 6. 3 Céder à la facilité et/ou aborder le sujet de façon trop technique 58 6. 4 prendre le sujet par « le petit bout de la lorgnette » 59 6. 5 Privilégier une approche exclusivement locale/ville 60 6. 6 Oublier que le stationnement est une problématique locale 6. 7 Ne réduire l’incivilité qu’au respect des places handicapées ou stationnement gênant 6. 8 et un ton toujours plus ferme 80 1 . . Bordeaux, un brin de sarcasme 82 1. 8.

Narbonne, la personnification caustique des agissements ANNEXE 2 – Les points de vue, perceptions, opinions, réactions (approche liée aux aspects psychologiques et sociologiques) 85 1. 9. La voiture, instrument et symbole 1 . 10. Des valeurs qui se prolongent dans des pratiques 88 1 . 11. La voiture, « maison par appendice » 90 1 . 12. ‘ambiguïté de la distanciation d’avec autrui 1 . 13. Une appropriation f tive du territoire avant tout qualitative. Seules, les actions de communication externe étaient concernées. Les références à la ommunication interne faites dans ce rapport ne sont donc données qu’à titre indicatif.

La méthodologie appliquée a été la suivante : une cinquantaine de villes ont été sollicitées par questionnaire écrit, et 68 % d’entre elles y ont répondu ; trois villes ont plus spécifiquement fait l’objet d’une étude approfondie avec entretiens en face-à-face avec les principaux acteurs politiques et techniques concernés, tant au niveau du stationnement que de la communication ; une collecte de documents plus générale a été réalisée permettant l’analyse de près de 150 upports de communication émanant de 40 collectivités.

Le rapprochement avec la communication sur la fraude dans les transports collectifs, la propreté et les incivilités a été fait, suite à un travail de recherche documentaire et à quelques entretiens réalisés par téléphone ou en face-à-face. L’analyse menée écarte, autant que faire se peut, les jugements quant à la qualité de la réalisation des supports, pour essayer de s’attacher à la pertinence des choix stratégiques, des concepts développés.

L’objectif n’est pas de critiquer la qualité des visuels ou des réations dont la perception, comme souvent lorsqu’il s’agit de communication, est empreinte de subjectivité, mais de repérer les pratiques intéressantes et les difficultés qui caractérisent ce thème. Nos remerciements vont à l’ensemble des personnes qui nous ont consacré du temps soit en répondant au questionnaire, soit en nous faisant parvenir des documents, soit en nous recevant pour nous expliquer les démarches entre rises. des documents, soit en nous recevant pour nous expliquer les démarches entreprises.

Politique de stationnement : l’enjeu de la communication Analyse et perspectives Introduction . la communication, parent pauvre du stationnement Dans la problématique du stationnement, un aspect reste encore assez méconnu et peu analysé. Il s’agit des actions de communication menées par les collectivités pour influer sur le comportement des automobilistes, afin qu’ils respectent les règles du stationnement et adhèrent à la mise en œuvre des politiques publiques locales en la matière, plus particulièrement ? celle du volet « stationnement » des POU.

Si les sujets relatifs à l’organisation du stationnement (tarification, surveillance, demandes des ésidents et des autres catégories d’usagers) ont fait l’objet d’études approfondies, le volet communication reste, lui, relativement peu exploré. Or, s’il est un sujet particulièrement sensible dans l’univers de l’aménagement urbain, c’est bien celui du stationnement. Les collectivités sont aujourd’hui confrontées ? un héritage pesant et incontournable.

Les aménagements rendus nécessaires, dans le passé, par le développement incessant de la motorisation, ont modifié profondément et durablement le visage de la ville. La place prédominante accordée à la voiture a des répercussions dont ‘ampleur n’avait pas été a orientations qu’elles définissent pour leurs politiques de stationnement, des intérêts antagonistes, ce qui représente une situation délicate ? gerer.

De plus, toute action en la matière se trouve encore rendue plus complexe par les multiples ressorts de type comportemental, et donc psychologique, attachés à la problématique du stationnement : le rapport à l’argent, à la liberté individuelle, à l’appropriation de l’espace public, au caractère délictuel, ? l’aspect vexatoire du PV, à l’illégitimité ressentie, à l’injustice réelle u supposée de certaines sltuations.

La liste est longue et non exhaustive. L’une des conséquences de cet état de fait est qu’aujourd’hui, en France, 60 % des automobilistesl n’acquittent pas leur stationnement, sans que la population et les pouvoirs publics ne s’en émeuvent véritablement. Inversement, les quelques 15 % d’usagers des transports en commun qui ne paient pas leurs trajets sont considérés par le plus grand nombre – organismes mais aussi autres clients – comme des fraudeurs.

Les répercussions du non-respect du stationnement sur les finances publiques sont à la esure du phénomène, avec des taux de paiement en chute libre et des taux de recouvrement des amendes peu performants. Il est alors légitime de se demander, parmi les nombreux freins ou points de blocages identifiés quant ? l’importance du non-respect : pourquoi le fait de payer son stationnement est-il si mal ressenti par les usagers et les interdictions de stationner si mal admises ? pourquoi l’automobiliste n’a-t-il pas ou peu conscience des répercussions de ses pratiques illicites ? omment la problématiqu ment est-elle présentée, pratiques comment la problématique du stationnement est-elle présentée, xpliquée, transmise et les usagers sensibilisés ? quelles sont les raisons pouvant expliquer les défauts de communication, lorsqu’ils existent, de la part des pouvoirs publics ? pourquoi le problème similaire de la fraude dans les transports collectifs ou plus largement celui des incivilités sur l’espace public bénéficie-t-il d’un traitement différent ?

En raison du fort ancrage comportemental du sujet, une partie des réponses se situe inévitablement dans la façon dont les collectivités abordent le sujet, dans l’importance qu’elles lui accordent, dans la eneur des discours qu’elles tiennent vis-à-vis de leurs administrés. En un mot, comment communiquent-elles sur les enjeux concernés ? En France, le taux de fraude, c’est-à-dire la part de véhicules stationnés en infraction sur un espace de stationnement payant, est estimé entre 60% et 70 % (Carles, 2000).

Le taux de respect moyen des zones rotatives est de l’ordre de 30 % selon une enquête du CERTU de 1995, alors qu’un taux satisfaisant devrait être de l’ordre de 65 % . 13 Les enquêtes d’opinion sur le stationnement confirment que le rôle du stationnement payant est souvent mal connu et que dans ce domaine est le bilan2 réalisé par le CERTI_J sur la génération des PDIJ « loi sur l’air » souligne d’ailleurs que la communicatlon en général fait figure d’oubliée : « seuls deux PDI_J développent le thème de la communication sur les incivilités dans l’usage de l’espace public (… . Il s’agit de celui de Strasbourg et de celui de l’Île-de-France. Trois autres l’évoquent au détour d’une phrase : Dunkerque, Nantes et Orléans une situation de déficit d’autant moins compréhensible au regard d’un des leviers présentés comme essentiels dans la réussite des politiques de éplacements ! La situation apparaît d’autant plus paradoxale qu’en plus d’être au cœur des problématiques d’agglomération par le biais des PDU, le stationnement est d’abord au centre de la qualité de vie des quartiers et donc de la pratique quotidienne des citadins.

Autant d’éléments qui laisseraient penser qu’il est important de s’en préoccuper, au même titre que d’autres sujets de proximité essentiels à une administration efficace de la collectivité. Partant de ce postulat, le champ d’investigation de l’étude concerne le recensement et l’analyse des tratégies et actions développées en matière d’information et de communication vis-à-vis du stationnement payant sur voirie et en parcs et des pratiques corrélées (stationnement interdit, utilisation des parcs publics). ? ce titre, l’étude tente d’analyser les actions dans le domaine de la communication autour du stationnement : quelle est la fréquence des prises de paroles spontanées émanant des collectivités sur le sujet ? Les élus et les responsables de la communication des collectivités l’ont-ils intégré comme un thème à part entière de c ? Dans q PAGF OF