La tragédie est née en Grèce au VIe siècle avant J. C. C’est un genre ié à la mythologie gréco-latine, à l’idée de destin et de liberté. La tragédie a disparu au moyen age mais elle réapparaît à la Renaissance ( avec d Corneille), puis à la p connaît un regain d’i Camus). On la retrou (Dostoïevski), et au ci 0 Swipe v ron, Shakespeare, Ier, Hugo). Elle ht, Anouilh, Sartre, rdi), dans le roman Lieu de la tragédie à toutes les époques : Grece antique, Rome antique, Angleterre (XVIe Italie (XVIe-XVllle Allemagne (XVIIe-XVllle France (XVIIe-XXe s. IO HISTORIQUE 1. Du sacrifice primitif à la tragédie grecque La tragédie est naît au Ve siècle av. J. C. dans la Grèce antique. Lors des fêtes dédiées à Dionysos, on donnait des représentations théâtrales. Les tragédies grecques étaient donc de v to next page de véritables cérémonies, à la fois religieuses et civiques, et tous les citoyens y assistaient gratuitement (elles se déroulaient Athènes). 2. La tragédie romaine La tragédie romaine est entrée dès le début du IVs. vant J. -C. , la tragédie attique est imitée, à Rome, par Sénèque notamment. La pratique du genre ne fut interrompue que durant le Moyen Âge. Mais, sitôt cette tradition redécouverte par les hommes e la Renaissance italienne, la tragédie attire l’attention des lettrés, qui, ayant traduit Sénèque, créent des œuvres originales (mais d’inspiration sénéquienne) en Italie puis, à partir du milieu du wie sr, en France et dans toute l’Europe.
Seule l’Espagne reste à l’écart, car elle est attachée à la comedia, forme souple qui accueille les sujets les plus légers comme les drames les plus noirs. Partout ailleurs, c’est une véritable floraison de la tragédie, non seulement dans chacune des grandes langues nationales, mais aussi en latin. 3) Des tragédies anglaises D’importants auteurs anglais écrivent des tragédies à la fin du wie siècle et au début du xviie : Christopher Marlowe, Ben Jonson, Thomas Dekker, Thomas Middleton, John Fletcher et surtout William Shakespeare.
Elles reprennent certains traits de la tragédie antique mais s’en distinguent par l’absence d’unité et par un mélange de tons, notamment par l’insertion de passages comiques dans le texte. 4) Les premières tragédies françaises (XVIe et XVIIe siècles) Des textes de l’Antiquité (le théâtre de Sénèque, l’Art poétique d’Horace 0 et XVIIe siècles) Des textes de rAntiquité (le théâtre de Sénèque, l’Art poétique ‘Horace… ) sont redécouverts, traduits et édités dès le début du XVIe siècle.
Leur circulation, l’héritage du théâtre sérieux du Moyen-Âge et l’influence de la tragédie Italienne expliquent la renaissance du genre tragique en France. La tragédie humaniste (seconde moitié du XVIe), qui doit beaucoup à l’œuvre de Sénèque, apparait avec Abraham sacrifiant de Théodore de Bèze (1550) et Cléopâtre captive d’Étienne Jodelle ; elle s’épanouit avec Robert Garnier (1544-1590) et Montchrestien (v. 1575-1621).
Comme l’écrit Georges Forestier, « le sujet de la tragédie emeurera immuable sous la variété des histoires – les coups de fortune que leur imprudence ou leurs passions déréglées attirent sur les grands de ce monde — et la manière de le traiter restera la même : tout s’étant joué avant le début, la pièce montre le malheur en marche à travers les débats rhétoriques (et la stichomythie), les réflexions philosophiques et morales, les plaintes lyriques, les récits élégiaques ou pompeux et les chants du chœur, aboutissant au retournement (péripétie) qui assure le dénouement funeste. 6 Ce théâtre statique, éminemment athétique et poétique, fait la part belle aux messagers et aux prémonitions ; il invente aussi les bienséances. tragédie irrégulière se substitue à lui. Celle-ci fait fi des règles,privilégie l’action, introduit des scènes violentes, emprunte de plus en plus ses thèmes à l’actualité ou au roman. À la fin du XVIe siècle, la trag violentes, emprunte de plus en plus ses thèmes à factualité ou au roman. la fin du XVIe siècle, la tragi-comédie à fin heureuse l’imite dans cette voie 5) Les tragédies classiques (XVIIe siecle) L’époque classique en France (XVIIe s. ) est un grand moment our la tragédie. Le théâtre en général avait réussi à s’implanter définitivement dans les loisirs de la société, et la tragédie dans ceux de l’aristocratie, qui ne pouvait être qu’en accord avec les valeurs d’honneur, de gloire, d’absolutisme moral qui sous- tendaient les pièces tragiques.
Ainsi, contrairement à la tragédie grecque qui s’adressait au peuple, la tragédie classique avait pour public l’élite de la société. On retrouve dans ce théâtre des personnages aux prises avec un conflit intérieur: ils sont déchirés entre leurs intérêts sociaux, politiques et leurs désirs, eurs aspirations intimes (conflit entre la morale et l’amour). Ils doivent faire un choix et sacrifier une part d’eux-mêmes. Cette idée de sacrifice est fondamentale: elle illustre l’impossibilité pour l’individu d’accéder au bonheur, d’accéder à lui-même.
La tragédie classique, par sa régularité et sa noblesse, était un reflet de l’idéal d’ordre et d’unité de la société française de l’époque. Les tragédies classiques sont d’origine française, elles sont les références majeures du théâtre européen, de louis XIV à la fin XVIII ème siècle. La tragédie renaît au XVII e siècle pour connaître on apogée Deux grands auteurs de tragédie l’illustre : corneille et racine. Pier 4 0 son apogée Deux grands auteurs de tragédie Pillustre : corneille et raclne.
Pierre corneille est d’abord un auteur de tragicomédie baroques (tragédies à rebondissement, au dénouement heureux) dont le Cid en 1637. Corneille signe ensuite de véritables tragédies Horace (1640) d’inspiration latine, Polyeucte d’inspiration chrétienne. Il conçoit des intrigues complexes, à rebondissements avec des personnages soumis à des dilemmes qui confrontent les idéaux de pouvoir et d amour aux valeurs aristocratiques de l’honneur et du courage (le cœur).
Jean racine contrairement à corneille utilise le registre pathétique au cœur de ses pièces avec des personnages condamnés au malheur et à la passion. Ses principales tragédies s’inspirent du monde gréco-romain : Andromaque (1667), Britannicus (1 669), Bérénice (1670), Iphigénie (1 674), Phèdre (1 677), mais il s’est également illustré dans les intrigues orientales avec Bajazet (1672) ou Mithridate (1673). 6) L’essoufflement (XVIIIe) Le XVIIIe siècle a été marqué par la montée de la bourgeoisie. Cette nouvelle classe sociale s’était imposée petit à petit dans tous les domaines, y compris le théâtre.
Donc: un nouveau public, de nouvelles exigences. La distance sacralisante de la tragédie classique, son univers éthéré, situé hors du monde, du réel, ne convenait plus à ce public. Tragédie des moeurs privées « . II s’agissait pour eux de rapprocher le théâtre du monde en rejetant les règles artificielles de la poétique classique (unités, vraisemblance, bienséance, sépara vraisemblance, bienséance, séparation des genres), en situant l’action dans un décor contemporain et en traitant de problèmes actuels.
Leur drame bourgeois n’a cependant pas été très convaincant dans la pratique. ) Le drame, héritier de la tragédie ? Il faudra attendre le XIXe siècle pour que les idées du nouveau public donnent des résultats intéressants en ouvrant la voie à de nouvelles formes dramatiques comme le drame psychologique qui compte entre autres comme représentants August Strindberg (1849-1912, Père) et Anton Tchekhov (1860-1904, ca Mouette), et, au siècle, Jean-Paul Sartre (1905-1980, Huis clos) et Jean Anouilh (1910-1987, Le Voyageur sans bagages). 10 USAGES DE LA TRAGEDIE CLASSIQUE 1) faire frémir d’horreur et pleurer de pitié L’objectif dune tragédie, selon le philosophe grec Aristote (IVe siècle av. J. -C. ), est de susciter des émotions fortes, telles que la pitié ou la terreur, afin de purger les passions des spectateurs (ce quAristote appelle la catharsis). En même temps, il s’agit d’instruire en mettant en scène des actes exemplaires ou condamnables, en énonçant des principes et des pensées graves… La tragédie se caractérise donc par le choix de sujets nobles, empruntés à l’histoire antique ou à la Bible.
De même, les héros tragiques sont des personnages historiques ou mythologiques de condition élevée (rois, héros de la mythologie gréco-latine). Les intrigues mêlent souvent l’amour et la ra 0 (rois, héros de la mythologie gréco-latine). Les intrigues mêlent souvent l’amour et la raison d’Etat, mettant un personnage face à un choix impossible (un dilemme). Dans le déroulement de l’intrigue, on remarque également la récurrence du thème de la mort. Pourtant, il n’est pas obligatoire que le dénouement voit le décès d’un des personnages, bien que la fin d’une tragédie soit toujours malheureuse. ) de l’unité en tout point (temps, lieu, action) La tragédie repose sur une codification stricte. C’est en 1 674 que Nicolas Boileau, dans son Art poétique « qu’en un lieu, en un our, un seul fait accompli Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli », énonce les 3 règles des unités -l’unité de temps : l’intrigue de la pièce doit se dérouler en une seule journée. Les dramaturges classiques ont voulu réduire l’écart entre le temps de la représentation réelle et la durée de l’action.
A la différence des pièces baroques riches en péripéties, le théâtre classique doit respecter une certaine vraisemblance temporelle pour faire vivre. Le théâtre doit donner l’illusion du vrai. -Punité de lieu : l’intrigue doit se dérouler dans un seul lieu. La pièce doit se dérouler dès le début dans un lieu unique l’espace scénique coincide avec le lieu de I action représentée. Pour la tragédie on choisit le plus souvent une salle commune à l’intérieur d’un palais mais on pouvait représenter différentes salles dans un même palais. l’unité d’action : le spectateur et les personnages ne doivent se concentrer que sur une se -Punité d’action : le spectateur et les personnages ne doivent se concentrer que sur une seule intrigue. Il peut aussi y avoir des intrigues secondaires. Cela permet de concentrer l’intérêt dramatique sur le sujet principal de l’œuvre, de simplifier ‘intrigue ? une fois que le héros a échappé au danger qui le menace, il ne doit pas s’affronter à un nouveau péril qui n’est pas une conséquence directe du premier. ) de la mesure à tout prix (vraisemblance et bienséance) L’unité d’action se double aussi de deux autres règles • La bienséance qui interdit la représentation de scène violente (mort, événement sanglant). Le mot bienséances » désignait, au XVIIe siècle, un ensemble de règles tacites qui avaient pour objectif de ne choquer le public ni sur le plan moral ni sur le plan esthétique et la vraisemblance qui ordonne le rapport de ‘écrivain avec son public. Le spectateur doit pouvoir adhérer et croire à ce qui est joué devant lui. ) en vers s’il vous plait ! La tragédie classique est écrite en vers (alexandrins) et dans un niveau de langage très soutenu et comporte 5 actes sans changement de décor, l’action fait alterner des parties lyriques chantées et des parties récitées, dialoguées (à la manière d’un opéra. L’action respecte la règle des trois unités. Ces règles sont imposées par le classicisme, dans un souci d’organisation . Les registres privilégiés sont le tragique et le pathétique. Mais la ravité et la tension n’empêchent pas l’ironie tragique.
Le tragique repose sur le poids B0 Le tragique repose sur le poids de la mort à laquelle les personnages, souvent des héros mythologique, ne peuvent pas échapper. Exemple de thème tragique : – dans l’antiquité de nombreuses tragédies mettent en scene les deux familles maudites de la mythologie grecque (celle des Labdacides (oedipe et ses descendants) et celle des Atrides (Agamemnon, son épouse Clytemnestre et leurs enfants). Ill) principaux auteurs tragiques 1) Sophocle (en grec ancien : ZotpoKÀfiÇ / Sophoklés), né à Colone en495 av. J. -C. t mort en 406 av. J. -C.
C’est l’un des trois grands tragiques grecs dont l’œuvre nous est partiellement parvenue, avec Eschyle (526456) et Euripide (480-406). Il est principalement l’auteur de cent vingt-deux pièces (dont une centaine de tragédies), mais dont seules huit nous sont parvenues. 2) Robert Garnier (1544-1590, Français), Les Juives. Robert Garnier, né à La Ferté-Bernard (Sarthe) vers 1 5451 et mort au Mans le 20 septembrel 590, est un poète et dramaturge français. 3) William Shakespeare (1564-1616, Anglais), Le Roi Lear. William Shakespeare, né probablement le 23 avril 1 564 à Stratford-upon-
Avon et mort le 23 avril 1616N 1 dans la même ville, est considéré comme l’un des plus grands poètes, dramaturges et écrivains de la culture anglaisel . Il est réputé pour sa maîtrise des formes poétiques et littéraires, ainsi que sa capacité à représenter les aspects de la nature humaine. 4) Pierre Corneille (1606-1684 Fran ais), Le représenter les aspects de la nature humaine. 4) Pierre Corneille (1606-1684, Français), Le Cid. Pierre Corneille, aussi appelé « le Grand Corneille » oua Corneille l’aîné Y, né le 6 juin 16061 à Rouen et mort le leroctobre 16842 à Paris (paroisse
Saint-Roch), est un dramaturge et poète français du xviie siècle. Le Cid est une pièce de théâtre tragi-comique 1 en vers (alexandrins essentiellement) de Pierre Corneille dont la première représentation eut lieu le 5 janvier 1637 au théâtre du Marais2. 5) Jean Racine (1639-1699, Français), Phèdre. Jean Racine, né à ca Ferté-Milon le 22 décembre 1639 et mort à paris le 21 avril 1699, est un dramaturge et poète français considéré comme l’un des plus grands auteurs de tragédies de la période classique en France sous Louis XIV. 6) Voltaire (1694-1778, Français)qui a écrit mahomet.
