Analyse Germie Lacerteux

1016 Mots Nom Groupe 01 Analyse littéraire Extrait du chapitre XLVIII Germinie Lacerteux Travail présenté ? Pour le cours Écriture et littérature 601-10104 Collège Date Sni* to View Au cours du 19e siècle, due la r volution industrielle, le style littéraire réaliste apparait. Celui-ci consiste à dépeindre la réalité le plus fidèlement possible. Grâce au réalisme, le « petit peuple autrement dit la classe ouvrière, devient les héros des romans réalistes.

L’œuvre marquante des frères Jules et Edmond de Goncourt, Germinie Lacerteux, est un brillant tableau qui llustre bien, selon le point de vue des écrivains, les us et coutumes des « petites gens » de l’époque ? travers l’histoire d’une anti héroïne. Au sein du roman, les frères de Goncourt racontent l’histoire d’une jeune fille de basse classe, Germinie, Germinie devient l’histoire des gens de la basse condition sociale. Ainsi, sa vie nous brosse un portrait crédible des gens d’une époque, d’un lieu et d’une culture. ne analyse approfondie d’un extrait du roman nous permettra de mieux comprendre l’aspect sociologique de l’époque pour les ens de la classe inférieure. Ainsi, nous pourrons saisir l’impact que ces conditions sociales ont eu sur le comportement de Germinie et qui l’amena indubitablement vers la débauche et la décadence. De ce fait, nous étudierons dans les prochains paragraphes, les mœurs et la misère sociale de la classe paysanne. De prime abord, la compréhension des valeurs morales de l’époque était claire ? la conscience de Germinie.

Cette compréhension est habilement illustrée par les frères de Goncourt, par le comportement moral exemplaire de Mlle Varandeuil, mage incarnée de l’aristocratie. Ce fait est corroboré tout au long du roman, car il se dégage un sentiment de honte omniprésent chez Germinie. Même si elle luttait contre l’appétit de ses sens, Germinie succombait encore et encore. Sa pudeur et sa raison la livraient aux hontes de la passion. C’est la honte ellemême qui est responsable des excès comportementaux de Germinie.

La honte l’habite dès l’enfance, car elle est transmise par l’influence du milieu. Les gens du « petit peuple » naissent avec la honte. Germinie a la conviction désespérée e son impuissanc peuple » naissent avec la honte. Germinie a la conviction désespérée de son impuissance à se sauver d’elle-même. Cette lutte intérieure entre le bien et le mal est initiée par la honte et, paradoxe intéressant, cette honte l’amène justement à trouver des exutoires dans des avenues désapprouvées par sa conscience.

Les auteurs utilisent des tournures de phrases qui démontrent subtilement l’obsession sexuelle de Germinie : «Un vent du midi passait, un de ces vents d’énervement, fauves et fades, qui soufflent sur les sens et roulent ans du feu l’haleine du désirl», «Recommençant toujours ? chercher la fraîcheur de la terre pour éteindre le brûlement de sa peau… p. 204 L. 37-38-39». Les auteurs ont marqué le fossé qui sépare l’aristocratie du peuple en mettant l’emphase sur le dialogue cru, la luxure et les manières grossières caractéristiques de la classe ouvrière.

C’est en illustrant avec réalisme ces mœurs dégradantes que les frères de Goncourt comparent d’une manière subtile les gens du peuple à des animaux : « Les hommes couraient, les femmes les rattrapaient en sautillant. P. 204 L. 14-15 », « des envies de grimper aux arbres… P. 204 LI 6 Les auteurs utilisent aussi une gradation assez flagrante qui fait ressortir l’immoralité bête de leurs actions dépravées : « Les femmes bavardaient, riaient, se renversaient chaque minute dans de gros accès d’hilarité riaient, se renversaient chaque minute dans de gros accès d’hilarité bête, et dans de criards éclat de joie.

P. 204 L . 25-26-27». Référence du texte Page 204 Ligne 6 à 8 Même le nom fictif du futur amant de Germinie, Gautruche, a une ressemblance à l’autruche. Ce milieu dégradant et débauché influence sans contredit Germinie à dégrader son corps et à s’abandonner à la débauche. L’influence du milieu et les comportements qui lui sont imputables auront un impact certain sur les conditions sociales des gens de la classe inférieure, où la misère est toujours au rendez-vous.

Germinie se croit née pour vivre le malheur, enfin c’est la saveur amère que lui laisse dans la bouche l’influence de son milieu. Elle vivra donc diverses expériences qui viendront confirmer ses croyances. Elle est donc vouee a la isère puisqu’elle croit que pour elle, il n’y a pas d’issue étant, selon elle, confrontée à cette puissance mauvaise, cette grande force du monde qui fait souffrir. À la lecture du Ilvre, on se rend bien compte que la vie est pleine d’issues, mais que Germinie ne les voit pas.

Elle est gouvernée par ses instincts qui l’amènent vers les expériences douloureuses de la misère humaine. Cette tout au long du livre. Dans l’extrait du chapitre XLVIII, on voit clairement que les frères de Goncourt comparent la campagne à la misère dans laquelle vivent les gens de la classe nférieure. Les auteurs utilisent quelques parataxes pour nous imprégner de l’atmosphère sordide du milieu où même la nature a perdu ses aires de pureté et de noblesse. ? Yétroits sentiers, à la terre piétinée, talée et durcie, pleins de traces, se croisaient dans tous les sens. Dans l’intervalle de tous ces petits chemins, il s’étendait, par places, de l’herbe, mais une herbe écrasée, desséchée, jaunie et morte, éparpillée comme une litière, et dont les brins, couleur de paille, s’emmêlaient de tous côtés aux broussailles, entre le vert triste des P. 202 L. 5 à 39 et P. 203 L. 1-2» orties. ? Des arbres s’espaçaient, tordus et mal venus, de petits ormes au tronc gris, tachés d’une lèpre jaune, ébranchés jusqu’ à hauteur d’homme, des chênes malingres, mangés de chenilles et n’ayant plus que la dentelle de leurs feuilles. P. 203 L 6 à 11» «Points de chant dans les branches, point d’insecte sur le sol battu; le bruit des tapissières étourdlssait l’oiseau ; l’orgue faisait taire le silence et le frisson du bois ; la rue passait et chantait dans le paysage. p. 203 L. 19 On voit aussi quelques pe s, oxymore et antithèse