Des origine de l’ecologie politique

2 Comprendre l’Ecologie Politique Pourquoi est-elle nécessairement républicaine et révolutionnaire Guillaume Desguerriers, Christian Gaudray et Dominique Mourlane Avec la participation Bernard Friot, Anita R et Jean-Marie Kintzle Travail dirigé par Guil or 579 Sni* to View ssendier Ce livre est écrit par des membres de I’I_IFAL et soutenu par l’UFAL Site pour commander ce livre au format papier, télécharger gratuitement le texte intégral ou contacter les auteurs : wvm. ufal. org/livres Version 1 . 2 (figée en Mars 2012, sortie le 1er Mai 2012, revue en 2012) Les textes de ce livre sont déposés par les auteurs sous licence

Creative Common CC-BY-NC-SA La couverture L’homme debout » est déposée par Guillaume Desguerriers sous licence Creative Common CC-BY-NC-SA 4 Chapitre 2 Sujets actuels 103 2. Des techniques agricoles au service des individus et des populations 105 3. Comprendre l’Ecologie Politique : la critique de la technique 123 4. Vers une « laïcité technologique » 150 5. Le numérique « pour les nuls » 161 6. Ni Dieu ni Maître : les Réseaux (avec A. Rozenholc et E. Dessendier) 186 7. Pour une citoyenneté révolutionnaire (avec 3. Friot) 201 8.

Laïcité et statut politique du producteur : « le producteur-citoyen » (avecJ. M. Kintzler) 293 9. Entretien sur l’énergie Entre la crise de la dette, les recompositions politiques et les faillites des États, les jours qui viennent augurent de situations très difficiles pour certains d’entre nous. Pour notre part, nous préférons dire que les jours qui viennent nous ouvrent aussi, à nous — hommes et femmes du présent — tous les possibles imaginables à condition que nous nous tournions résolument vers un avenir que nous ferons meilleur collectivement ; car nous voulons vivre heureux.

Contre la servilité et la culpabilité, le possible est ? portée de main ; il nous suffit pour cela d’avoir simplement ‘audace de l’oser ! & Remerciements Les remerciements des auteurs vont bien sûr à ceux qui ont directement contribué de leur plume et accepté de jouer le jeu d’une éducation populaire qui se veut la production d’une culture commune, accessible à tous et transmise par tous : Anita Rozenholc (infatiguable… et Emmanuel Dessendier (membres de la rédaction de la revue critique d’écologie politique « Écorev’ ») pour leurs discussions en terrasse et leurs apports si féconds ; 7 8 Bernard Friot (dit « Balzac » pour l’occasion ! ) qui m’a offert un très bel échange, des ouvertures théoriques profondes t lumineuses, et surtout une amitié dont je ne cesserai de le remercier ; Merci également à Jean_Marie (et ) Kintzler pour les apports de ses yeux laïques, marxistes et républicains, ses gribouillis presque illisibles et surtout son vif intérêt pour cette unification entre laïcité, république et écologie politique.

Enfin, des remerciements ont donné d laïcité, république et Enfin, des remerciements à tous ceux qui ont donné de leur temps de vie, citoyennes et citoyens qui ont contribué ? l’achèvement de ce projet par leur disponibilité, leur relecture patiente, leur intérêt sans cesse demandeur et leurs encouragements.

Merci notamment à Anne Stewart (pour sa mise par écrit de Pentretien avec Bernard Friot), à Aurélie gui et Blandine Gabaud, à Bruno Campioni, à Catherine Henry, ? Elisabeth De Rossi, à Bernard Grollier, à Christiane, Guillaume et Romain Campioni, à Claude Berkowitz, à Aude Darchy ; et enfin à Jérôme Maucourantl pour ces rencontres si agréables et enrichissantes, et son intérêt pour les pistes soulevées par le premier chapitre de ce livre.

Guillaume Desguerriers avec Christian Gaudray membres de la commission Développement Ecologique et Social de l’UFAL Spécialiste de Karl Polanyi et auteur de « Avez-vous lu Polanyi ? ? (éd. la Dispute). Avis aux lecteurs ! Pour lire ce recueil, cinq points sont à souligner : 1- Le premier chapitre (Origines de l’Ecologie Politique) est largement indépendant du second (Sujets Actuels). Il est l? pour poser une trame et des lignes historiques quant à la constitution de ce que l’on appelle [‘Ecologie Politique. – Le lexique à usage pratique (chapitre 4) est là pour aider durant la lecture des textes. L’enchainement des textes a été conçu afin qu’ils amènent une ro ression dans les notions abordées mais des lectur tes sont possibles. 57q des lectures indépendantes sont possibles. – La centralité de l’individu est posée dans cet ouvrage non pour prôner un rejet de la société et du collectif ! Cette notion de l’indlvidu est posée pour affirmer que sans elle aucune société et aucune forme d’association de vies – dont l’une est la famille – ne sont alors possibles.

Sans prise en compte de l’individu, la voie vers le totalitarisme est ouverte. De même, il n’est plus acceptable aujourd’hui de laisser le propos sur l’individu aux seuls tenants du capitalisme qui s’en servent – en agitant le spectre d’un collectivisme totalisant – pour réduire à néant toute forme d’avenir ommun et œuvrer à faire de la société un simple amas d’individus isolés les uns des autres, sans capacité de liens, sans notion de création commune ou d’intérêt généra12.

La question de l’individu est donc incontournable pour faire association et société, c’est-à-dire pour concevoir et pour créer ce qui ne préexistait pas avant de faire association (par exemple : les services publics, la cotisation sociale, la propagation de l’information sur les réseaux, cette Europe des peuples qui est à construire, etc. ). Voir le lexique (chapitre 4) pour ce terme. 10 Enfin, et c’est l’un des fondamentaux de l’Ecologie olltique, la question de l’indlvidu est incontournable pour interroger et déterminer le sens même du développement de notre société.

Cest pourquoi la question de l’individu est une question dont les mouvements de gauche ne peuvent plus esquiver la centralité, une centralité qu’ils doivent assumer face aux t gauche ne peuvent assumer face aux tenants du capitalisme qui s’en prétendent, à tort, être les champions. En effet, l’émancipation humaine et l’autonomie pour un individu, citoyen dans la société, ce sont celles qu’il vit, ce sont les siennes ; et son but est le bonheur et la joie de vivre (voir le hapitre 3 : Épilogue… charger le monde de signes). – Les références données en notes de bas pages ainsi que la bibliographie (chapitre 4) ne sont pas là pour écraser le lecteur ! L’un des objectifs de ce livre est de proposer des sources et des lectures complémentaires pour d’éventuels curieux et, a minima, des références pour savoir « qui a bien pu écrire quoi h. Retracer ces parcours des idées, c’est montrer leur construction historique, c’est montrer qu’elles ne sortent pas d’un chapeau, c’est montrer cette transmission qui constitue la culture des êtres humains que nous partageons tous.

C’est donc mettre en avant qu’il n’y a pas de vérité révélée, mais des héritages dont nous sommes tous les récepteurs, les porteurs, les constructeurs et les transmetteurs tout autour de nous ; et seule cette prise de conscience permet l’édificatlon d’une société alternative. Encore une fois, l’isolement des individus est le plus sûr moyen de les dominer tous.. Noter une référence, aller sur internet ou chez un libraire pour commander un livre, l’ouvrir, le lire et en parler autour de soi, tout cela est à la portée de chacun. – Ce livre est déposé sous licence libre dans le but d’être ransmis gratuitement : d donnez-le… téléchargez-le… citez-le… copiez-le… Le mot du Président de l’UFAL L’Union des Familles Lai@ues est une association familiale dont la mission première est la défense des intérêts matériels et moraux des citoyens et de leurs familles dans le respect des valeurs laïques et républicaines.

Nous avons, ? l’UFAL, un ancrage important dans les valeurs de la laicité : séparation des espaces de l’autorité publique et de la société civile, respect d’autrui, tolérance mais aussi vigilance. Dans ce but, I’I_JFAL développe une actlon de réflexion en lien étroit vec le mouvement social sur tous les sujets de la vie qui intéressent les individus en tant que citoyens et membres d’une structure familiale, quelle que soit la forme de celle-ci.

L’IJFAL n’a, en effet, aucun a priori, sur la façon dont chacun organise sa vie, mais porte son attention sur la qualité des liens qui unissent les personnes et les générations, avec un intérêt particulier sur l’enfance. La vie familiale englobant l’ensemble des problèmes que rencontrent les personnes qui y participent, de la naissance à la mort, aucun sujet ne peut être exclu des réflexions de l’IJFAL.

Parmi ceux-ci, fécologie tient une place importante en tant que préoccupation pour l’environnement de la vie quotidienne ; aussi, l’analyse des politiques qui façonnent cet environnement doit permettre aux citoyens et à leurs familles de regagner en capacité d’autonomie et de décision. La commission Développement Ecologique et Social de en capacité d’autonomie et de décision. l’IJFAL a mené une réflexion importante, en son sein et avec l’apport de personnes extérieures proches de nos préoccupations.

Ce livre ne prétend pas apporter une nième « solution » aux problèmes majeurs de l’évolution de notre nvironnement de vie . Ce livre est le résultat d’un ensemble de recherches et il présente des réflexions et des sources de débats offertes à tous dans le but de contribuer à l’éducation politique entre citoyens ; il contribue ainsi à une éducation 12 populaire que l’UFAL considère comme cardinale – et parmi les sujets exposés dans ce livre, et dans l’esprit de notre association, se trouve une réflexion originale sur les liens qui peuvent exister entre l’écologie et la laïcité.

Toutes ces contributions participent à un ensemble que l’importance autorise à nommer « Ecologie Politique » rojet est donc ambitieux car le sujet est d’un interét majeur pour la vie quotidienne des citoyens et de leurs familles, ainsi que pour le développement de notre société. En soutenant ce livre écrit par ses militants, l’UFAL n’a que la modeste ambition de participer à une réflexion à la fois utile et nécessaire, mais qu’elle souhaite porteuse d’échanges et d’actions futures. Michel Canet Pour adhérer et soutenir l’UFAL dans ses actions . ar le bulletin ci-contre – par Internet : http://www. ufal. org/soutien Sites de l’IJFAL : www. ufal. org www. ufal. info (le site Internet) (le portail des commissions) 13 4 Introduction D’où vient « l’écologie politique » qui agite ainsi notre époque ? Que recouvre-t-elle ?? De quoi s’agit-il ? De quoi parle-t-elle ? Et surtout en quoi touche-t-elle ma vie, celle de ma famille, celle de mes proches… celle des autres ? Pour l’individu ordinaire, notre époque apparait souvent comme confuse au niveau des idées dont il entend parler.

Effectivement, se retrouvent pêle-mêle quantité de propos sur « le productivisme D, sur « la décroissance » (remplacée de plus en plus par « l’objection de croissance »), sur la « protection de l’environnement », sur « le capitalisme », sur ? la gratuité sur « la révolution cltoyenne et numérique sur le « salaire universel » ; et à tout cela vient se greffer en toile de fond le terme d’« écologie politique » dont se revendiquent quantité de gens et de mouvements très différents.

Ils sont parfois si différents dans leurs propositions politiques, sociales ou économiques que le contenu de ce qu’ils nomment « écologie politique » apparaît alors… extrêmement flou, vague et difficile à cerner pour l’individu qui est appelé ? être un citoyen (c’est-à-dire à décider du cadre où sa vie et celles des autres prendront place : la société). D’où vient cette « écologie politique » dont ils parlent tous… ?!

Un autre point essentiel est que chacun perçoit, plus ou mains précisément, que la auche « de gauche » (celle qui veut une alternative au systèm plus seulement une g 57q une alternative au système actuel et non plus seulement une alternance à la tête du pouvoir) est en panne de modèles, en manque de ressources. Les bases de cette gauche des XIXe et XXe siècles n’ont jusque-là pas été suffisantes pour apporter, en ce début de XXIe siècle, des fondations capables d’assurer le renouveau politique et social en termes de perspectives de 5 6 vie, individuelle et collective. ? l’heure où les révolutions du « printemps arabe » agitent l’autre rive de la mer médlterranée et apporte un souffle nouveau, il apparaît que dans ces mouvements de la gauche de gauche le point de vue macroscopique de l’économie a été incapable, à lui seul, de répondre à la problématique de la qualité de vie individuelle et de la qualité d’une civilisation.

Il en résulte aujourd’hui une série de déceptions énormes (chômage, quotidien de vie déstructuré, pollution, etc. ) qui peuvent nourrir les sentiments de fatalité, de frustration, de olère et d’impuissance devant l’injustice et la mlsère ; en somme tout ce cocktail de ressentiments dont se nourrit l’extrême droite.

Les dégradations des conditions de vie individuelles et collectives depuis 1983 sont complètement paradoxales dans un monde doté d’une capacité de production absolument considérable : l’agriculture a des moyens techniques incroyables (mécaniques, chimiques, biologiques) mais paradoxalement à cela, nous mangeons et buvons des produits pollués. Les transports vont de plus en plus vite et nous sommes de plus en plus éloignés de notre lieu de travail. Les moyens dits « de communicat PAGF ID OF